Crypto Prices

El Salvador mise sur un projet d’équité tokenisée de 100 millions de dollars pour les PME via Stakiny

il y a 2 heures
2 mins read
2 vues

Divisions en Amérique Latine

El Salvador tokenise les PME, le Brésil envisage des réserves de BTC, et l’Argentine limite les salaires en portefeuille. Ces trois pays d’Amérique Latine ont adopté des approches contrastées en matière de réglementation et d’adoption des cryptomonnaies ces derniers mois, comme le montrent les actions législatives et gouvernementales à travers la région.

El Salvador et la tokenisation des PME

El Salvador a annoncé des plans pour lancer un projet d’investissement de 100 millions de dollars utilisant des tokens numériques pour soutenir les petites et moyennes entreprises locales. Cette initiative représente une alliance stratégique entre Corporación Infinito et Stakiny, conçue pour connecter les entreprises nationales aux marchés financiers internationaux via des instruments d’équité tokenisés.

Stakiny, une plateforme cherchant à obtenir l’approbation de la Commission Nationale des Actifs Numériques, fournira l’infrastructure technique pour tokeniser les actions des entreprises privées. Le système combine des accords d’actionnaires traditionnels avec des tokens numériques enregistrés sur la blockchain, permettant une gestion en temps réel des tableaux de capitalisation, de la distribution des dividendes, des événements de gouvernance et du trading secondaire. La plateforme fonctionne sur un réseau compatible EVM et est accessible via un portefeuille mobile biométrique.

Le Brésil et la Réserve Stratégique Souveraine de Bitcoin

Au Brésil, les législateurs envisagent une législation qui établirait une Réserve Stratégique Souveraine de Bitcoin, connue sous le nom de RESBit, et éliminerait les taxes sur les gains en Bitcoin. Le député Luiz Gastão a présenté la proposition, le projet de loi 4,501/2024, au Comité de Développement Économique de la Chambre des Députés.

Cette législation permettrait au gouvernement d’acquérir progressivement du Bitcoin, jusqu’à cinq pour cent des réserves de change du pays. La gestion des actifs serait partagée entre la Banque Centrale et le Ministère des Finances, avec un stockage dans des portefeuilles froids. Le projet de loi permettrait également l’utilisation du Bitcoin pour régler des impôts fédéraux et supprimerait les exigences actuelles pour les courtiers et les investisseurs de documenter toutes les transactions en Bitcoin. De plus, la proposition inclut une exonération fiscale de 100 % sur les revenus provenant du Bitcoin et d’autres actifs numériques.

L’Argentine et la limitation des salaires en portefeuille

L’Argentine, quant à elle, a emprunté une voie différente en supprimant des dispositions qui auraient permis aux travailleurs de recevoir des salaires par dépôt direct dans des portefeuilles numériques. Cette clause a été éliminée d’une proposition de réforme du travail après que le parti du président Javier Milei a accepté de la retirer pour obtenir un soutien plus large pour la législation.

Cette décision a suivi l’opposition des institutions financières traditionnelles argentines, qui ont contacté des sénateurs pour exprimer leurs préoccupations concernant l’option de paiement par portefeuille numérique. Une enquête menée par la banque centrale il y a plusieurs années a montré que 47 % de la population détient un compte bancaire. Les plateformes de portefeuilles numériques telles que Mercado Pago, Modo, Ualá et Lemon ont gagné des utilisateurs en Argentine au milieu de l’instabilité monétaire et des pénuries de dollars.

Le pays a connu une inflation récurrente et des restrictions périodiques sur l’accès aux fonds des comptes bancaires, y compris le gel bancaire « corralito » de 2001.

Conclusion

Les approches variées des trois nations reflètent une expérimentation plus large à travers l’Amérique Latine en matière de réglementation des cryptomonnaies, de gestion des réserves et de politiques d’inclusion financière.