Crypto Prices

La majorité des cas de débanking aux États-Unis liés à la pression gouvernementale, selon un rapport du Cato

il y a 7 heures
2 mins read
1 vues

Débanking aux États-Unis : Un Rapport du Cato Institute

Un rapport du Cato Institute révèle que la majorité des cas de débanking aux États-Unis sont le résultat d’une pression gouvernementale, qu’elle soit directe ou indirecte. Les entreprises de cryptomonnaies sont particulièrement touchées, et le Congrès est appelé à réformer des lois bancaires essentielles.

Pressions Gouvernementales et Débanking

Selon cette étude, la plupart des cas de débanking aux États-Unis découlent de pressions gouvernementales plutôt que de décisions autonomes des institutions financières. L’étude distingue le débanking gouvernemental des fermetures de comptes pour des raisons politiques, religieuses ou opérationnelles, et identifie les entreprises de cryptomonnaies comme l’une des entités les plus affectées.

Les régulateurs utilisent le risque réglementaire pour dissuader les banques de servir ce secteur, selon le rapport. Ces résultats contredisent les idées reçues qui attribuent principalement les fermetures de comptes à des biais politiques ou religieux de la part des banques.

Formes de Débanking

Le rapport décrit plusieurs formes de débanking :

  • Débanking politique ou religieux : fermetures de comptes basées sur des croyances ou des affiliations.
  • Débanking opérationnel : cessation de relation client pour des raisons commerciales.
  • Débanking gouvernemental : pressions exercées par les autorités sur les banques pour rompre leurs liens avec certains clients.

Les dossiers publics montrent des cas répétés d’interventions officielles sur les marchés financiers pour influencer la manière dont les banques gèrent leurs relations avec les clients, que ce soit directement ou indirectement.

Impact sur les Entreprises de Cryptomonnaies

Les entreprises de cryptomonnaies sont particulièrement mises en avant dans le rapport. Ces entreprises ont signalé des difficultés d’accès aux services bancaires, alimentant les spéculations selon lesquelles les régulateurs cherchent à freiner le secteur par une pression informelle plutôt que par des interdictions explicites.

Le débanking gouvernemental prend généralement deux formes :

  • Action directe : lettres formelles ou ordonnances judiciaires ordonnant aux banques de résilier des comptes.
  • Pression indirecte : réglementations ou législations rendant certains clients trop risqués pour que les banques les servent.

Le rapport cite des actions de la Federal Deposit Insurance Corporation, qui a envoyé des lettres exhortant les banques à suspendre les activités liées aux cryptomonnaies sans fournir de délais clairs ou de suivi, ce qui a conduit à des fermetures de comptes.

Réactions et Solutions Proposées

Le PDG de JPMorgan Chase, Jamie Dimon, a déclaré en décembre que la banque ne ferme pas de comptes en fonction des opinions politiques ou religieuses, tout en reconnaissant que la pression des deux grands partis politiques américains a influencé les décisions bancaires. À peu près au même moment, Jack Mallers, PDG de Strike, a affirmé que JPMorgan avait fermé ses comptes personnels sans explication.

Des allégations similaires ont été formulées par des dirigeants de ShapeShift. Le rapport soutient que les actions exécutives sous la présidence de Donald Trump et les changements de direction dans des agences telles que la Securities and Exchange Commission ont abordé certaines préoccupations, mais ne constituent pas une solution durable.

L’étude affirme que le Congrès détient la clé de la réforme en modifiant le Bank Secrecy Act, en mettant fin à la réglementation sur le risque réputationnel et en levant les règles de confidentialité qui protègent la pression gouvernementale de l’examen public. Une action du Congrès serait nécessaire pour supprimer les outils qui permettent aux agences gouvernementales d’influencer les décisions des banques, selon les conclusions du rapport.