Proposition de réglementation sur les stablecoins au Canada
Le Canada a proposé une réglementation sur les stablecoins qui permettrait à un émetteur de récompenser les paiements, tout en interdisant de rémunérer les utilisateurs pour la détention de tokens dans leurs portefeuilles. Cette distinction est précisée dans des règlements préliminaires publiés le 24 octobre, avec une période de consultation ouverte jusqu’au 23 décembre.
Un client pourrait recevoir un remboursement pour avoir effectué un paiement à un commerçant avec un stablecoin réglementé par le Canada. En revanche, le même émetteur ne pourrait pas promettre un rendement annuel simplement pour conserver ce stablecoin dans une application. Entre ces deux cas, on trouve des programmes de fidélité, des promotions de plateforme et des arrangements où un distributeur rémunère le client, tandis que l’émetteur finance le distributeur. Le projet vise à clarifier qui paie et quel comportement mérite une récompense.
DERNIÈRE MINUTE : Le Canada propose des règles sur les stablecoins interdisant les paiements de rendement et renforçant les exigences de réserve.
Clarifications sur les paiements et les récompenses
Le texte publié dans la Gazette du Canada est encore une proposition. La section 14 stipule qu’un paiement lié à une transaction, mais pas à la détention, n’est pas considéré comme un intérêt ou un rendement au sens de la Loi sur les stablecoins. Son paragraphe suivant aborde les arrangements d’un émetteur avec une autre personne si cet arrangement permet à cette personne de recevoir un revenu de détention ou l’encourage à verser un rendement aux détenteurs.
Les entreprises concevant des programmes de paiement devront évaluer les deux parties d’une campagne, et pas seulement l’étiquette imprimée sur une offre. La date de publication est cruciale, car le cadre est encore en phase de consultation. Les émetteurs ne peuvent pas considérer la Gazette du 24 octobre comme une licence d’exploitation ou une approbation contraignante pour un produit de fidélité particulier.
Questions soulevées par la réglementation
Le déclencheur de paiement est une question essentielle pour un client lisant une offre. La récompense est-elle accordée lorsque la vente d’un commerçant est finalisée ? Augmente-t-elle parce que plus de pièces restent dans le portefeuille plus longtemps ? L’utilisateur peut-il retirer le solde immédiatement après l’achat et conserver le bénéfice ? Les réponses à ces questions révèlent plus qu’un simple pourcentage promotionnel.
Les responsables canadiens ont entendu des objections de la part des entreprises fintech et des banques concernant une interdiction générale des récompenses. Le ministère des Finances a déclaré avoir pris en compte les retours de l’industrie et a décidé d’autoriser les récompenses basées sur les transactions tout en maintenant l’interdiction légale sur le rendement des soldes.
La section 14(1) est concise. Un paiement ou une récompense lié à une transaction de stablecoin, et non à la détention d’un stablecoin, n’est pas considéré comme un intérêt ou un rendement.
Exigences de réserve et de rachat
Le ministère des Finances a déclaré que les émetteurs devraient faire des rapports mensuels à la Banque du Canada avec l’avis d’un comptable certifié sur la valeur et la composition des pièces et des réserves en circulation. La condition de couverture quotidienne et l’examen mensuel répondent à des questions différentes.
La proposition exigerait qu’un émetteur rachète le stablecoin de tout détenteur sur demande, quel que soit le montant, dans un délai de trois jours ouvrables. Ses frais de rachat ne peuvent pas dépasser 1 % de la valeur.
Conclusion et prochaines étapes
La date limite du 23 décembre donne aux entreprises le temps d’expliquer où le projet est clair et où un modèle de récompenses existant peut se situer entre les dépenses et la détention. La Gazette demande des retours publics sur les règlements proposés et les modifications liées aux services de paiement.
La Loi sur les stablecoins fournit l’interdiction de rendement statutaire, donc les commentaires sur les règlements ne peuvent pas abroger cette interdiction par eux-mêmes. Ils peuvent influencer la manière dont l’exception de transaction et les arrangements des émetteurs sont rédigés ou clarifiés.