BlackRock et l’OCC : Révision des règles sur les actifs de réserve tokenisés
BlackRock a exhorté l’Office of the Comptroller of the Currency (OCC) à réviser certaines parties de ses règles proposées dans le cadre de la loi GENIUS. Cette demande concerne les actifs de réserve tokenisés et les actifs que les émetteurs de stablecoins peuvent détenir.
Dans une lettre de commentaire, BlackRock a demandé à l’OCC de supprimer une limite proposée sur les actifs de réserve tokenisés.
La société s’est opposée à un éventuel plafond de 20 % dans le cadre des règles provisoires pour les émetteurs de stablecoins de paiement autorisés. Le gestionnaire d’actifs a soutenu que le risque devrait dépendre de la qualité de crédit, de la maturité et de la liquidité des actifs, et que l’utilisation d’un registre distribué ne devrait pas déterminer si un actif est considéré comme sûr ou non. Cet argument soulève des questions sur la manière de traiter les produits du Trésor tokenisés différemment de leurs versions traditionnelles.
Cadre fédéral pour les stablecoins de paiement
La loi GENIUS a créé un cadre fédéral pour les stablecoins de paiement, qui entrera en vigueur en juillet 2025. La proposition de l’OCC vise à appliquer ce cadre aux émetteurs sous sa supervision, y compris des règles concernant les réserves, les rachats, la garde et le reporting.
Selon cette proposition, les émetteurs de stablecoins doivent détenir des actifs de réserve suffisamment diversifiés pour gérer les risques de crédit, de liquidité, de taux d’intérêt et de prix. Il est également précisé que les émetteurs ne doivent pas trop dépendre d’une seule institution financière ou d’un petit groupe de dépositaires.
Demande d’élargissement des actifs de réserve éligibles
BlackRock a également demandé à l’OCC d’élargir la liste des actifs de réserve éligibles. Des rapports indiquent que la société souhaite des clarifications selon lesquelles les fonds négociés en bourse du Trésor peuvent être considérés comme des réserves de stablecoins, à condition qu’ils répondent aux normes de sécurité et de liquidité.
Le projet de l’OCC énumère déjà plusieurs actifs de réserve, notamment des liquidités en dollars américains, des soldes de la Réserve fédérale, des dépôts à vue, des bons du Trésor, des billets du Trésor, des obligations du Trésor avec 93 jours ou moins jusqu’à maturité, des actifs de repo, des actifs de reverse repo et certains fonds de marché monétaire gouvernementaux.
Le projet permet également certaines réserves approuvées sous forme tokenisée, mais il soulève la question de savoir si l’OCC devrait limiter les réserves tokenisées à un pourcentage fixe, y compris un éventuel plafond de 20 %.
Popularité croissante de BUIDL
Cette lettre de commentaire arrive alors que le fonds du Trésor tokenisé de BlackRock, BUIDL, gagne en popularité dans l’infrastructure du marché crypto. OKX a récemment ajouté BUIDL à son système de garantie institutionnelle en collaboration avec Standard Chartered.
Les clients institutionnels et VIP éligibles peuvent utiliser BUIDL comme marge de trading. Standard Chartered conservera la garantie hors bourse, tandis qu’OKX s’occupe de la marge et de la liquidation. BUIDL investit dans des liquidités, des bons du Trésor américain et des accords de rachat.
Selon Crypto.news, les clients conservent la propriété du fonds et de son rendement tout en l’utilisant dans le système de marge d’OKX.