Cyberattaque à Berlin : Refus de rançon et enquête en cours
Les autorités berlinoises ont refusé de répondre à une demande de rançon présumée de 30 Bitcoin après qu’une cyberattaque a touché deux agences d’État. Les responsables n’ont pas encore confirmé le montant des données prétendument volées.
« L’État de Berlin ne se laissera pas faire chanter, » a déclaré le maire de Berlin, Kai Wegner.
La Chancellerie du Sénat de Berlin a déclaré qu’elle ne divulguerait pas de détails sur les attaquants, leurs demandes ou les informations potentiellement extraites des systèmes gouvernementaux tant que l’enquête reste active. Un porte-parole du Sénat a indiqué à l’agence de presse allemande dpa que les responsables ne pouvaient pas commenter « pour des raisons d’enquête » à ce stade.
Détails de l’attaque et des données volées
Cette position laisse plusieurs détails de l’attaque non confirmés par le gouvernement de l’État, y compris les rapports selon lesquels le groupe de ransomware Rhysida aurait obtenu des fichiers sensibles et menacé de les publier à moins que Berlin ne paie environ 2 millions d’euros en Bitcoin. Les fichiers présumés incluent des informations provenant de dizaines de milliers de procédures d’infraction administrative, de contrats, de mots de passe, de données de connexion, de plans d’urgence et de documents liés aux infrastructures critiques.
Les autorités berlinoises n’ont pas confirmé de manière indépendante le montant des données revendiquées par le groupe ni la liste complète des dossiers compromis. Cette distinction est devenue importante pour le récit officiel de l’incident, car l’évaluation du gouvernement a changé après la découverte de l’attaque.
Impact sur les services administratifs
L’attaque est devenue publique le 14 août et a touché le Département du Sénat de Berlin pour le développement urbain, la construction et le logement, ainsi que le Département du Sénat pour la mobilité, le transport, la protection du climat et l’environnement. Les deux agences ont été temporairement déconnectées du réseau de l’État de Berlin, perturbant certains services administratifs.
Des rapports allemands ont indiqué que les résidents étaient temporairement incapables de demander ou de recevoir des prestations de logement tant que les systèmes affectés restaient isolés. Les enquêteurs déterminent encore quand l’intrusion a commencé et combien d’informations ont quitté le réseau.
Enquête et implications futures
Le Bureau de la police criminelle de l’État de Berlin et les procureurs enquêtent sur la violation. Wegner a déclaré que les autorités de sécurité de l’État et fédérales travaillaient à identifier les auteurs, tandis que les responsables continuaient de vérifier quels fichiers avaient été consultés ou supprimés.
Spranger a déclaré que l’attaque n’avait pas compromis les préparatifs pour les élections d’État de Berlin du 20 septembre, décrivant l’infrastructure électorale comme entièrement sécurisée.
Les revendications de Rhysida concernant le matériel volé proviennent des communications du groupe sur le dark web et n’ont pas été entièrement vérifiées par le gouvernement berlinois. Les responsables ont confirmé que des informations non publiques avaient été affectées, inversant l’évaluation initiale selon laquelle le matériel compromis était limité à des données accessibles au public.
La Chancellerie du Sénat n’a pas divulgué si les enquêteurs ont vérifié la demande de 30 BTC rapportée, les près de six téraoctets prétendument pris ou les catégories individuelles d’informations que Rhysida prétend posséder.