Kidnapping d’un couple français lié aux cryptomonnaies
Un couple français a été kidnappé de son domicile à Rion-des-Landes dans une prétendue attaque d’extorsion liée aux cryptomonnaies, laissant l’homme blessé et entraînant deux arrestations. Selon un rapport d’Actu Landes publié le 20 août, plusieurs individus sont entrés dans la maison du couple vers 4 heures du matin, les menaçant tout en cherchant à accéder à leurs Bitcoins et autres avoirs en cryptomonnaies.
Détails de l’incident
Les assaillants ont initialement retenu les deux résidents à l’intérieur de leur domicile, situé dans le département des Landes, dans le sud-ouest de la France. Ils auraient tenté de forcer les victimes à remettre ce que le rapport décrit comme une grande quantité de Bitcoins et d’autres actifs numériques. Après la confrontation à l’intérieur de la propriété, les agresseurs ont emmené les deux victimes à des endroits séparés.
Actu Landes n’a pas précisé si des cryptomonnaies avaient été transférées, comment les attaquants avaient identifié le couple, ni combien de temps les deux résidents étaient restés en captivité.
L’homme a été retrouvé plus tard à Solférino, à environ 20 kilomètres de Rion-des-Landes. Selon le rapport, il était nu et portait plusieurs coupures lorsque les autorités l’ont localisé. Aucune information n’a été fournie sur la gravité de ses blessures ou s’il avait besoin de soins hospitaliers.
À plusieurs kilomètres de là, les enquêteurs ont retrouvé la femme à l’intérieur d’un véhicule dans un autre département français, mais le média n’a pas divulgué l’endroit exact de sa récupération, son état physique, ni les circonstances qui ont conduit les agents à la voiture.
Réactions des autorités
Peu après le signalement de l’enlèvement, des gendarmes français ont été déployés dans la région et ont commencé à arrêter des véhicules sur la route reliant Rion-des-Landes à Lesperon, selon des témoins cités par Actu Landes. L’opération a mobilisé un grand nombre d’agents, les contrôles routiers étant apparemment destinés à localiser les victimes et à identifier les véhicules liés à l’attaque.
Les enquêteurs sont retournés le lendemain au domicile du couple pour préserver les preuves, examiner la propriété et collecter des empreintes digitales. Deux hommes ont été arrêtés peu après l’incident, bien que les autorités n’aient pas divulgué leurs identités, âges ou rôles suspects.
Les autorités françaises assignent des juridictions interrégionales spécialisées aux affaires complexes de criminalité organisée qui peuvent nécessiter un travail à travers plusieurs départements.
Contexte des attaques liées aux cryptomonnaies
Cet incident dans les Landes fait suite à une série de kidnappings, d’invasions de domicile et de tentatives d’extorsion impliquant des détenteurs de cryptomonnaies en France et leurs proches. Comme l’a rapporté crypto.news en juillet, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a déclaré que la France avait enregistré 77 kidnappings, détentions illégales, cas d’extorsion ou tentatives d’infractions liés au secteur des cryptomonnaies durant 2026.
Les autorités ont enregistré 45 cas similaires en 2025. Nuñez a également déclaré qu’environ 200 personnes avaient été arrêtées après des attaques ou lors d’opérations destinées à les prévenir.
Statistiques sur la violence liée aux cryptomonnaies
Un rapport distinct de Chainalysis a révélé que la France avait enregistré 30 incidents violents liés aux cryptomonnaies connus publiquement au cours du premier semestre de 2026, contre 19 durant toute l’année 2025. La société d’analyse a utilisé un ensemble de données plus restreint que celui du gouvernement français, ce qui explique pourquoi son décompte d’incidents publics diffère des 77 cas cités par Nuñez.
Les invasions de domicile représentaient 37 % des attaques documentées jusqu’à mi-2026, contre 14 % en 2025, tandis que les kidnappings demeuraient la catégorie la plus courante. Chainalysis a déclaré que les membres de la famille ou d’autres personnes liées aux détenteurs de cryptomonnaies représentaient environ 25 % à 30 % des incidents connus au début de 2026.
Les résidents locaux constituaient 93 % des victimes françaises dont la résidence était connue, un schéma que Chainalysis a lié à des recherches avancées utilisant des informations divulguées, l’activité sur les réseaux sociaux, des enregistrements blockchain, ou des connaissances fournies par des initiés.