Crypto Prices

Charles Hoskinson critique une poursuite visant des portefeuilles Bitcoin dormants

il y a 9 heures
3 mins read
3 vues

Critiques de Charles Hoskinson sur une Poursuite à New York

Le fondateur de Cardano, Charles Hoskinson, a exprimé ses critiques à l’égard d’une poursuite intentée à New York, qui cherche à revendiquer la propriété légale de milliers de portefeuilles Bitcoin dormants. Cette affaire a suscité un vif intérêt, car elle remet en question la notion d’inactivité d’un portefeuille auto-géré en tant que critère d’abandon de propriété selon la législation de l’État.

Détails de la Poursuite

Le plaignant, se présentant sous le nom de Noah Doe, a déposé sa plainte devant la Cour suprême de l’État de New York le 1er mai 2026. La poursuite demande à la cour de reconnaître la propriété de 39 069 adresses de portefeuilles Bitcoin qui n’ont pas été actives depuis plusieurs années. Selon les documents déposés, le plaignant affirme avoir utilisé un algorithme pour identifier ces portefeuilles, qui n’ont montré aucune activité pendant au moins cinq à six ans. Les adresses ont ensuite été signalées au NYPD comme étant des biens trouvés.

La plainte se réfère à l’Article 7-B de la Loi sur les biens personnels de New York, qui traite des biens trouvés et abandonnés. Elle indique que des avis ont été envoyés par le biais de messages OP_RETURN, d’une page web publique et d’un communiqué de presse. Certains portefeuilles ont été retirés de la liste après avoir montré une activité sur la blockchain, tandis que les adresses restantes n’ont pas répondu pendant la période de notification, selon la plainte.

Réactions de Charles Hoskinson

« Hé, tu as laissé cet argent dans ton coffre trop longtemps. Je le veux ! »

Hoskinson a réagi avec véhémence sur X, après que l’affaire a circulé sur les réseaux sociaux liés à la crypto. Ses commentaires reflètent une préoccupation croissante parmi certains acteurs du marché de la cryptomonnaie concernant la possibilité de traiter les portefeuilles dormants comme des comptes bancaires oubliés.

Questions de Propriété et de Légalité

Il est important de noter que la poursuite ne prétend pas que le plaignant possède les clés privées des portefeuilles concernés. Cela revêt une grande importance, car les Bitcoins ne peuvent être déplacés sans la signature cryptographique appropriée. Même si un tribunal émettait un ordre de propriété, le réseau ne transférerait pas les Bitcoins de lui-même. Un jugement pourrait établir une revendication légale, mais ne déverrouillerait pas les Bitcoins.

La question centrale demeure de savoir si un portefeuille Bitcoin auto-géré peut être déclaré abandonné simplement parce qu’il n’a pas été utilisé depuis des années. De nombreux détenteurs de Bitcoin à long terme choisissent de conserver leurs pièces dans un stockage à froid pour des raisons de sécurité, ce qui rend cette affaire différente d’un compte bancaire ou d’un compte d’échange.

Implications et Perspectives

Comme l’a rapporté crypto.news, les portefeuilles concernés pourraient contenir environ 3,7 millions de BTC, d’une valeur proche de 285 milliards de dollars aux prix actuels. La liste inclurait des adresses associées à Satoshi Nakamoto et au hacker de Mt. Gox. Le même rapport a souligné que les avis légaux pourraient rencontrer des problèmes techniques, car certains anciens soldes de portefeuilles se trouvent dans des formats de script obsolètes. Cela pourrait devenir un point de litige si le tribunal devait examiner la validité de l’avis.

Cette affaire survient alors que les législateurs américains continuent de débattre des questions de propriété des actifs numériques, de garde et des règles du marché. Des propositions politiques récentes ont également abordé le droit de posséder, de transférer et de conserver soi-même des actifs numériques. Les partisans de protections strictes de l’auto-garde soutiennent que l’inactivité d’un portefeuille ne devrait pas suffire à prouver l’abandon, arguant que les propriétaires peuvent conserver des Bitcoins pendant de nombreuses années sans effectuer de transactions.

Pour l’instant, la poursuite reste une revendication légale, sans qu’aucun jugement n’ait été rendu par le tribunal concernant la propriété des portefeuilles ou des Bitcoins qui leur sont associés.