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La France propose de rendre responsables les échanges de crypto-monnaies pour l’accès à la DeFi

il y a 57 minutes
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Propositions des autorités françaises sur les crypto-monnaies

Les autorités françaises souhaitent que les échanges de crypto-monnaies effectuent des vérifications sur les protocoles DeFi et soient tenus responsables de certaines pertes subies par les clients, dans le cadre de modifications proposées aux règles de crypto-monnaies de l’Union européenne.

Responsabilité des plateformes de crypto-monnaies

La France veut que les plateformes de crypto-monnaies soient responsables de certains incidents liés à la finance décentralisée (DeFi) si elles ne vérifient pas les protocoles ou ignorent des risques de sécurité connus. Mercredi, les autorités françaises ont publié des propositions pour réviser le Règlement sur les marchés des crypto-actifs (MiCA) de l’Union européenne.

« Les CASP [fournisseurs de services de crypto-actifs] devraient être responsables de certains incidents affectant les clients lorsqu’ils ont activement facilité l’accès », ont déclaré les autorités françaises.

Le MiCA exclut les services de crypto-monnaies fournis de manière entièrement décentralisée sans intermédiaires. La proposition de la France étendrait les protections des investisseurs en imposant de nouveaux devoirs aux plateformes réglementées qui connectent les clients aux protocoles DeFi.

Consultation et mise à jour du MiCA

La Commission européenne examine si le MiCA doit être mis à jour à mesure que les marchés de crypto-monnaies évoluent. Sa consultation a cherché des avis sur des activités en dehors du champ d’application original de la loi, y compris la DeFi. Les réponses informeront un rapport aux législateurs de l’UE prévu pour le 30 juin 2027, qui pourrait inclure des propositions d’amendement de la loi.

Exigences pour les plateformes

Les autorités françaises ont proposé d’exiger des plateformes qu’elles vérifient les protocoles DeFi avant d’offrir l’accès et qu’elles les surveillent pour détecter les vulnérabilités et les activités suspectes. Elles ont également soutenu la certification des protocoles et des contrats intelligents, ainsi que la responsabilité des plateformes pour certains incidents.

Les exigences s’appliqueraient pleinement aux CASP significatifs, avec des obligations adaptées pour les petits fournisseurs. Les plateformes pourraient toujours connecter les clients à des protocoles non certifiés si elles effectuent leur propre diligence raisonnable et fournissent des divulgations de risques améliorées.

Portefeuilles non-custodiaux et supervision

Les autorités ont également abordé les portefeuilles non-custodiaux ou auto-custodiaux, en s’opposant à des exigences de certification générales pour les développeurs. Elles ont favorisé la certification volontaire pour les portefeuilles plus avancés qui intègrent des services DeFi.

Au-delà de la DeFi, la France a soutenu des plans pour transférer la supervision des CASP significatifs des régulateurs nationaux à l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA). Les autorités ont également proposé de réduire le seuil actuel de 15 millions d’utilisateurs actifs quotidiens moyens dans l’UE pour identifier les CASP significatifs.

Examen des jetons référencés sur des actifs

La France a également appelé à un examen de la catégorie de jetons référencés sur des actifs (ART) du MiCA, qui couvre les jetons conçus pour maintenir une valeur stable en se référant à des actifs ou à des combinaisons d’actifs. Les autorités ont noté qu’aucun ART n’avait été autorisé dans le cadre du MiCA et ont proposé d’adapter le cadre des jetons de monnaie électronique (EMT) pour couvrir les stablecoins multidevises.